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15/12/2017
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2003 TANANARIVE-VANGAINDRANO à MADAGASCAR


Madagascar : un pays pauvre !
Malgré ses richesses agricoles, minières, artisanales, et son attrait touristique, Madagascar est le 3ème pays le plus pauvre du monde.
70% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté.
Le père Pedro, prêtre argentin, a fondé l’association Malgache AKAMASOA afin de lutter contre la pauvreté et l’exode rural.

AKAMASOA :
L’association créée en 1989 a pour but la mise en oeuvre d’un devoir de solidarité pour apporter une aide morale et matérielle aux sans-abris de Madagascar.
Elle a à son actif la création de centres d’accueil et de réinsertion sociale.
C’est la raison pour laquelle le père Pedro a sollicité ESF Grenoble pour lui apporter une aide dans l’électrification des villages les plus pauvres de l’ile.

 

Objet de la mission :

Les villages d’Ambaniala et d’Antanénarénina, situés à proximité de la décharge de Tananarive sont dépourvus d’éclairage public et trop éloignés du réseau de la Jirama (l’électricien national).
Esf Grenoble a créé une production d’électricité solaire ainsi que la pose de lampadaires dans chacun de ces deux villages.
La mission s’est poursuivie à Vangaindrano, situé à 750 km de pistes au sud-est de Tananarive elle a consisté à alimenter en électricité les locaux d’accueil, le dispensaire et la nouvelle école construite par le père Pedro. Tout cet ensemble a été réalisé par extension du réseau et a nécessité la construction de réseaux MT, BT et du réseau intérieur d’AKAMASOA.
Toujours sur Vangaindrano, en  coopération avec la Jirama le réseau d’éclairage public en mauvais état a été réhabilité.
A Manasoa, le collège est éloigné de toute source électrique. Esf Grenoble a installé des panneaux solaires photovoltaïques.

Une mission qui assure la pérennité des installations !
Pendant la durée du chantier, des employés et salariés d’Akamasoa ont participé au chantier.
Ils ont également suivi un stage d’une journée pour bien comprendre le fonctionnement d’une installation de production d’électricité par panneaux solaires. Ils sont aujourd’hui capables d‘entretenir une installation, de détecter une panne et de réparer.

 

 

Akamasoa et l'informatique:
Les premiers PC et la formation dispensée aux professeurs date de 2001.
Aujourd’hui, en continuant largement cette formation, nous participons à la qualité de l’éducation des  jeunes de Akamasoa. Nous avons pour ambition de leur donner une ouverture au monde  à travers les moyens modernes de communication. Cette année encore après avoir renforcé l’équipement informatique de Akamasoa, nous avons consacré plusieurs semaines au perfectionnement des professeurs.

 

 

 

 Et demain...
Les besoins sont encore très  nombreux, Le Père Pedro en, nous remerciant pour notre dernière mission ne manque pas de préciser ses préoccupations immédiates : en 2004, Akamasoa doit construire 90 logements pour les 400 familles qui vivent encore dans des baraquements en bois. Construire également, 11 salles de classe, 5 écoles publiques, des puits, des canalisations d’eau potable, des routes.... la liste est encore longue. Nous avons encore beaucoup à faire dans ce pays.


Nos partenaires pour la réalisation de ce projet:

ESF national -  CCAS
Association « Magda » de l’école supérieure de commerce de l’Ain
La régie de St André de Corcy dans l’Ain.

2002 Chinguetti en MAURITANIE

Du désert traversé...à la traversée du désert...

Ce petit texte m’a été demandé par un grand (et gros) personnage bien connu de tous. Je l’écris bien volontiers car on ne refuse pas un témoignage de ce type à un père fondateur.

Un projet d’électrification mis en oeuvre entre 1999 et 20XX un projet de trois ans qui a toujours cours aujourd’hui. Un projet qui nous fait courir ! Un fameux projet donc ! En plein désert. C’est le désert traversé : des câbles dans tous les sens, déroulés à dos d’hommes, à dos d’ânes, à dos de chameaux (des dromadaires en fait).

Qui dit « projet » dit bien sûr « réalisation » : une de plus à l’actif d’ESF et pas des moindres ! Tous ceux qui y ont contribué, s’en souviennent comme je me souviendrais d’eux toujours.

Un projet mené dans le cadre d’un partenariat engagé directement entre une ONG et une commune de Mauritanie.  C’était une expérience nouvelle en Mauritanie, une expérience hautement politique. Il s’agissait entre autres de mettre en évidence certaines pratiques de politiciens corrompus et malhonnêtes, en montrant qu’une aide directe venant du nord pouvait enfin parvenir au plus grand nombre de bénéficiaires habitant au sud.
Du jamais vu dans cette ville. En effet, qu’une autorité locale permette aux bénévoles d’une ONG d’entrer en contact direct avec une population désabusée par des années de mensonges (des dizaines de projets d’aides au développement détournés) était audacieux de la part du partenaire, mais de nature à inspirer confiance à ESF. Pour nous, c’était comme souscrire à un contrat d’assurance : la garantie de réussir dans la sécurité. Ainsi nous avons pu mener nos missions avec succès, dans un contexte politique difficile, ainsi qu’en pleine remise en question nationale de l’accès aux services de l’eau et de l’électricité. Avoir raisonné en termes de services, dans une logique recherchant la viabilité économique, avoir ajusté les choix techniques, avoir réussi à proposer un service accessible au plus grand nombre, nous a permis de faire jeu égal avec les institutions productrices et distributrices d’électricité présentes en Mauritanie. En 2003, nous étions en passe de devenir un acteur à part entière de l’électrification rurale dans ce pays.  La mise à l’honneur passée, l’indignité de ce projet s’installe au sein du réseau Electriciens Sans Frontières. La traversée du désert...
Nous avons vu se construire et se diffuser une vision très négative de ce projet. La transition entre grâce et disgrâce  fut rendue possible par une succession fulgurante de spécialistes du développement venus du nord. Leurs évaluations « objectives » et leurs conclusions lapidaires permirent de stopper les excès d’actions sur le terrain, les excès de main tendue, les excès de caisses clouées à Champ sur Drac, la débauche inesthétique d’étiquettes collées mention « Chinguitti », la corruption interne et la fuite des capitaux du contribuable français. Ajoutons à cela une dose d’aléas institutionnels (refontes associatives, manipulations stratégiques diverses et variées, évènements d’actualité etc) et bientôt nous fêterons les dix ans du projet Chinguitti. En effet, il semble que l’action rencontre sa traversée du désert. Bien évidemment la déconstruction et le dénigrement des projets fait aussi partie de la loi du genre : faire fi de l’histoire, se poser en spécialiste institutionnel puissant et incontournable et balayer chez les autres ! Nous savons tous que la mémoire des institutions est limitée. Que l’on passe de CODEV à Electriciens Sans Frontières et hop, on licencie, on remercie et on oublie tout.

Mais pourquoi vouloir jeter le bébé avec l’eau du bain ? Si nous savions seulement rendre compte de l’expérience de Chinguitti en restituant son déroulement, ses choix, ses avancées, en intégrant dans l’analyse des éléments historiques, en tenant compte réellement du partenaire engagé avec nous,  des évolutions nécessaires, alors seulement nous ferions un vrai travail de capitalisation pour l’association avec sérénité et sans langue de bois.

Quant-à ceux qui pourraient nous reprocher d’avoir voulu plaquer des solutions technico-gestionnaires sur une organisation locale qui possède des réalités sociales bien éloignées de nos modèles, nous répondrons que les acteurs locaux ont tôt fait de se réapproprier ces modèles, de les détourner et de les transformer. Ceci limite les effets du « plaquage » et borne notre ingérence. Toute personne ayant un peu d’expérience opérationnelle le comprendra.


Mais, le crépuscule s’avance et c’est l’heure bénie entre toutes au désert. Le feu du ciel s’apaise. Du fond d’un océan de dunes, c’est l’heure ou le nomade repère la balise clignotante au sommet du château d’eau et espère arriver en ville avant qu’elle ne s’éteigne. C’est l’heure aussi, ou j’espère un jour revenir vers cette oasis, saisir un verre de thé, m’allonger sous la tente et me laisser éblouir par la quiétude que procure un filament incandescent suspendu au bout d’un fil.Toute personne n’ayant pas d’expérience opérationnelle mais qui vit sous un toit le comprendra.

                                                                                                                                                                                                                                         Thierry DI NICOLA.

 

MADAGASCAR 1998

 

 

 

Reprise du réseau MT, BT et de toute l'installation téléphonique du CHU de FIANARANTSOA à Madagascar avec la formation de 5 jeunes techniciens 3 ont trouvé un emploi suite à notre passage.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une intervention multifonctions

avec les jeunes de l’association ‘turbulences’

 

L’homogénéité de  l’équipe est par ailleurs remarquable dans l’âge des participants qui s’étalait de 18 à 70 ans et non moins remarquable dans les horizons d’activités ; mais si les différences peuvent être source d’antagonisme elles peuvent aussi être riches d’enseignement.

Pour l’instant on roule jusqu’à minuit. Arrêt sur une aire d’autoroute où l’installation de chacun est des plus improvisée. Priorité aux 2 chauffeurs, installation sur les sièges, les plus heureux étendent leurs sacs de couchage sous les pins parasols. Les cailloux ne sont pas trop gros mais dans la nuit j’entends parler d’épines dans le lit.

Lever de nuit à 5h30. Beaucoup n’ont pas très bien dormis. A 6h on roule à la fraîche. A 13h arrêt sur la place en bordure de route et casse-croute. En l’absence de poulet il faut faire le camelot pour vanter la caillette, ça passe bien que modérément, il faut dire que le camelot n’était peut-être pas tout à fait à la hauteur.


 


 Diversité des projets et


diversité des Intervenants


l’équipe ESF et les Jeunes de Turbulences

 

Ce chantier nous parait prendre l’allure de découverte et de formation. Aurons nous assez de temps pour réalisez les objectifs ? C’est l’interrogation des responsables qui ont  une « Obligation de résultats ». Et l’interrogation demeure. Ceci étant, sur un plan plus ‘humain’ cette situation comporte un aspect hautement sympathique car nous avons en charge de parfaire la formation des jeunes électriciens marocains et sur un autre plan le désir de découvertes des jeunes de Turbulence est remarquable. Ces jeunes ont un passé suffisamment riche ou plutôt chargé de déception et de difficultés dans le domaine de leur insertion dans notre société.

 


Palabre et coopération chez le président de l’association

de village Tifaout

 

Au repas l’atmosphère n’est pas à l’allégresse, une réunions est prévue sur le champ. Tous les acteurs sont sollicités avec 2 représentants de Tifaout. Nous sommes environ 35. Véronique demande à chacun de d’exprimer :

  •  Pour Turbulence : ils ne se sentent pas très utiles, les 3 chantiers intérieurs ne leur a pas apporté le sentiment d’utilité attendue. Les échanges avec « le pays » ne sont pas ce qu’ils attendaient, cette expression générale est toutefois à nuancer, les techniciens étant plus à l’aise mais les positions de ESF leur paraissent un peu abruptes et « terre à terre ».

 

  • Les jeunes marocains ne sont pas mécontents en général de leur formation sauf un cas particulier demandeur de formation « pressée ». J’interviens pour préciser que l’essentiel est que ce groupe doit arriver à réussir un chantier en autonomie depuis l’étude jusqu’à la mise en service ce qui est essentiel.


La participation à la discussion de « migration développement » est très active ; nous ne « suivons » pas toujours mais l’ambiance est perçue.
 

 

 


Les chantiers, les palabres et  aussi la fête à l’invitation du président de l’association de village

 

La rencontre donne lieu à un échange de « speechs » d’intention de part et d’autre. On nous habille dune djellaba, « nos filles » qui ont déjà fait des essais de toilette berbère sont magnifiquement parées et font merveilles. Il faut voir leurs yeux soulignés de « khôl » capables de vous faire chavirer même un navire.

Le thé est préparé sur 2 élégants « calorifères » dans non moins élégantes théières de cérémonie placées au milieu du groupe où brûle de l’encens. De vénérables villageois sont à l’assemblée, le thé et les biscuits circulent, les photographes sont ravis et l’association de village immortalise l’évènement avec un film vidéo.


 

 

La coopération et la formation

 

Olivier poursuit la formation des villageois au lavage des poteaux. Le chantier avance bien.

A l’école c’est Mohamed qui assure la formation des jeunes du village aux installations électriques.

Quant à la sensibilisation des habitants aux risques électriques ce sont « nos filles » qui s’en chargent dans les habitations auprès des femmes. Ce qui leur assure une considération marquée de la part des villageois à nos réunions amicales et festives du soir.

 

 


Le repas des français à leurs hôtes marocains

 

Au menu, haricots secs aux légumes préparés savamment ; pizza et salade de fruits. Colette toujours sur la brèche pour les questions d’intendance est aujourd’hui au four et au moulin, elle anime l’équipe des cuisiniers et des mitrons qui ont bien besoin de réconfort pendant la préparation des oignons. On prévoit 50 repas en comptant les invités. Le repas est arrosé de jus de pommes bien français et même drômois (le pays de Jean Pierre). Le table s’allonge et bientôt les rallonges ne suffisent plus mais les questions de place sont surmontées par le déroulement continu des convives nouveaux qui prennent la place de ceux qui ont terminé. Dans ce pays il y a toujours une solution aux difficultés. Coté cuisine et au service, la situation menaçait de tourner à la bérézina mais Colette un instant inquiète a fini avec sa suite par dominer la situation le repas pour 50 a finalement alimenté 80 convives au moins. Dans la civilisation orientale on connaît depuis longtemps la multiplication des pains...

 

 


La soirée de départ préparé par les villageois

 

Parmi les invités, un vénérable et sympathique berbère à l’œil vif et à la voie portante n’est pas peu fier de nous livrer quelques mots de français et de nous faire part de son âge très avancé devant le doyen de notre équipe...qui n’est pas tout jeune non plus. Les danseurs auxquels « les meilleurs » d’entre nous sont invités à se joindre sont alignés cote à cote et suivent le rythme de la musique. Au centre, les instrumentalistes jouent sur leurs petits tambours et un tam-tam. Le récitant, debout, chante une complainte. Puis les femmes prennent place, le rythme est plus rapide et les costumes sont toujours magnifiques, le groupe des « turbulents » apporte sa contribution avec deux danseurs, dans ces cas là la blondeur bien bretonne de la plus belle chevelure fait l’admiration de nos hôtes.

Ce soir le président de l’association Tifaout, notre hôte, remet à chacun de nous un souvenir : une parure de chevelure pour les filles et une djellaba pour les garçons. Le thé et le café prolongent le plaisir de cette amicale rencontre.
 

 


 

 

 

 

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